Cet édifice d’habitation fut projeté par François Hennebique entre 1901 et 1903. Cette architecture fut conçue et bâtie entièrement en béton armé avec l’emploi de systèmes constructifs préfabriqués. La structure en béton armé est réalisée selon le procédé constructif de la poutre à étrier. Les quatre principaux systèmes constructifs sur les façades sont : les plaques de remplissage qui composent majoritairement la peau de l’édifice ; les systèmes constructifs de terrasse et de balcon : balcons avec balustres intégrées à la console, acrotères des terrasses et des toitures-jardin, garde-corps de la « tour château d’eau» et de la «tour belvédère».
Cette étude avait pour objectif d’analyser les différents modes constructifs mis en œuvre et de dresser un bilan de l’état de conservation des façades de l’ensemble de l’édifice, à la fois des remplissages, des terrasses, des garde-corps, balustres et sous-faces des balcons. Les désordres subis par les structures (éclatements, épaufrures, …) étaient induits par une forte corrosion des armatures, malgré d’anciennes reprises. Des analyses en laboratoire réalisées sur les différents types de béton ont permis d’identifier que les causes principales étaient le défaut d’enrobage et la nature des bétons. Les préconisations de traitement ont donc consisté en la reprise des bétons dégradés par des réparations locales et un traitement préventif global. Les réparations locales ont fait l’objet d’un traitement particulier du mortier de réparation, tant chimique (pour compatibilité avec les bétons existants) qu’esthétique.