Il s’agit d’un hangar à deux cellules d’environ 20 000 m², conçu par l’ingénieur Nicolas Esquillan, directeur technique des établissements Boussiron. Chacune des deux « nefs » est surmontée d’une fine couverture autoportante de 101 m sur 60 m constituée d’une succession de voûtes appelées « ondes », à « voiles minces, double courbure, avec armature en métal déployé ». Les hangars Boussiron, labellisés « Patrimoine du XXe siècle » par le ministère de la Culture en 2000, constituent un ensemble architectural remarquable qui accapara le record mondial de portée pour des couvertures en béton armé jusqu’à la réalisation du CNIT, le Centre des Nouvelles Industries et Technologies construit à Paris en 1958 avec la participation du même Nicolas Esquillan.
Notre étude réalisée sous la direction de Pierre-Antoine GATIER avait pour objectif d’établir une cartographie des pathologies des structures et de préconiser les interventions structurelles nécessaires et conformes au projet de restauration. Les interventions envisagées avaient pour objectif de stopper la corrosion et de reconstituer les armatures dégradées. De manière générale, les traces de dégradation du béton relevées n’altéraient pas la stabilité de la structure, néanmoins des travaux d’entretien ont été réalisés en fonction du niveau de carbonatation et de dégradation ainsi qu’un traitement préventif systématique des bétons en contact avec l’extérieur et un renfort des zones dégradées.